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  • : Charcaux, sa vie, sa musique, ses "coup de gueules"..
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De la Musique

Je vous proposerai régulièrement quelques titres que j'enregistre, qu'ils soit achevés ou non, juste pour le fun...

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Il y a 10 ans, je publiais ce qui est ci-dessous, la seule chose vraiment "importante à retenir de mon blog en fait...avec la première partie bien évidement ..

« La seconde vie »
 
Ça roule pour lui !
Nous sommes le 1er Juillet 1998, Charcaux est au lit. Lui qui n’a fait que courir depuis sa plus tendre enfance et qui n’a jamais pris le temps de se reposer, est au lit en pleine journée. Le temps est splendide, et lui se morfond dans des draps qui ne sont pas les siens. Même le lieu ne lui est pas familier, et pourtant Charcaux ne bouge pas, il se contente de souffrir, allongé sur le ventre. Charcaux ne remue que pour boire de l’eau et attendre que son mal passe. C’est long et pénible, surtout après avoir été perfusé et ponctionné au niveau de ses lombaires. Mais qu’est ce qui a bien pu se passer pour que je me sois retrouvé dans ce lit d’hôpital ? se demande-t-il sans cesse. Il ne peut répondre à sa question, le moment n’est pas à la réflexion, sa tête tourne sans cesse, son lit bouge et ses jambes le font souffrir. Sa seconde vie vient de commencer.
Le lendemain matin, une infirmière vient le voir et l’autorise enfin à essayer de se lever. Que de difficulté pour une chose si simple, mais Charcaux a de la volonté et c’est avec toutes les peines du monde qu’il atteint son petit cabinet de toilette. Il n’y restera que quelques minutes et retournera rapidement se coucher. Son ennemi a réussi un coup de maître, il a sévèrement frappé Charcaux alors qu’il est en pleine ascension pour un probable succès. Il vient tout juste de sortir son premier album de piano solo, le fruit de 5 années de travail quotidien et acharné. Grâce à la qualité de ce CD, il réussit à se faire sélectionner pour participer au « Concours International de piano de Paris », concours dirigé par Martial Solal réunissant les 50 meilleurs jeunes pianistes de Jazz du monde. Il n’existe aucun meilleur tremplin pour un pianiste confirmé pour se faire connaître du grand public, il ne faut donc surtout pas rater ce rendez vous.
C’est en fin de journée que sa vie allait basculer, lors de la visite de son neurologue. Il lui annonça froidement qu’il était atteint de la maladie de Lyme (maladie se déclarant après une piqûre de tique). Cette maladie se soigne parfaitement mais lui laisserait des séquelles musculaires ne lui permettant plus de jouer du piano et sans un mot de plus, il quitta la chambre. Charcaux est seul, dans son lit avec cette horrible nouvelle.
Une fois le choc passé, Charcaux pensa que ce n’était qu’une galéjade, comment une petite bête pouvait lui gâcher sa vie, cela lui semblait impensable …quoique. Dans le doute et surtout dans l’attente d’en savoir plus Charcaux était fort triste. Qui ne le serait pas ?
Le lendemain, lors de sa visite, son neurologue lui annonça qu’après un examen approfondi, il y avait erreur sur la maladie et qu’il ne voyait pas ce qui lui avait déclenché des douleurs. Par contre, Charcaux avait été observé par le personnel de l’hôpital et à leurs yeux, il leur semblait fort déprimé.
Ca y est le mot est lâché : Charcaux est dépressif. Ces mots sont pires que tout dans un dossier médical. Bien souvent quand un médecin ne trouve pas, il évoque une dépression. C’est une solution de facilité, qui bien souvent peut expliquer certaines choses, mais pas dans tout les cas, et surtout pas dans le sien. Comment, un jeune pianiste en pleine ascension peut-il être « dépressif » ?. Il est vrai qu’au moment du premier diagnostic, Charcaux était triste, mais c’est une aberration que de confondre moment de tristesse avec dépression. Cette « étiquette » le suivra longtemps et lui fera bien plus de mal que la maladie elle-même.
Après 10 longues journées passées en enfer, Charcaux rentrait enfin chez lui. Dès qu’il franchit sa porte, il vit que sur sa table du salon, un cadeau y était posé. C’est son épouse qui lui avait préparé. Charcaux tout heureux se précipita dessus et l’ouvrit. Il fut très heureux de découvrir que son cadeau était un kit pour pouvoir peindre des tableaux. La peinture a toujours été chez lui une grande passion. Il adore les grands maîtres du 19 ème siècle, les impressionnistes et surtout Salvador Dali. Par manque de temps, il n’a jamais peint, il aimait à répéter que lorsqu’il serait en retraite, il ferait de la peinture. Sa femme lui dit que maintenant qu’il aurait un peu plus de temps pour lui, il pourrait assouvir sa passion. Charcaux se mit à peindre le jour même. Ce n’est pas un génie, cela lui semble bien compliqué, mais peu importe le plaisir est là. Nous sommes fin Juillet, le moment de partir en vacances. Dans ses bagages, il y met ses affaires de peinture plus un petit clavier numérique au cas où. Une fois bien installé au soleil, il se rend vite compte que le piano lui manque, alors peu à peu il se remet à en jouer sur son petit clavier. Au bout d’une petite semaine, il retrouva son niveau et décida de participer au concours. Il partage désormais son temps entre peinture, piano et baignade en famille.
Septembre arriva rapidement, mais une nouvelle fois son corps lui fit sentir qu’il fallait consulter à nouveau. Il se retrouva bien entendu pour la seconde fois hospitalisé, afin de tenter de découvrir le mal qui le rongeait. Nous ne sommes plus qu’à 15 jours du concours et Charcaux est allongé, c’est pour lui du temps précieux de perdu. Il est très nerveux et inquiet. Les médecins ne trouvèrent rien sauf que Charcaux est bien nerveux, anxieux et par moment semble bien triste. Ils confirmèrent donc son état dépressif. 8 jours étaient passés, les médecins n’ont rien trouvé et nous ne sommes plus qu’à une semaine de l’épreuve.
Celle-ci arriva bien vite, mais Charcaux était prêt. La première chose qu’il fallait faire était de participer au tirage au sort afin de déterminer l’ordre de passage des candidats. Charcaux tira le numéro 1 ; le pire, celui où rien ne marche comme il faut, où les examinateurs ne sont pas au point, enfin bref une fois de plus, pas de chance. Charcaux fit ce qu’il put et sortit de ce concours avec les félicitations de Martial Solal pour la qualité de son travail, belle récompense.
Maintenant sa vie reprenait son cours, mais Charcaux se rendait compte qu’il ne pouvait et ne voulait plus continuer sa carrière, ni la même vie qu’auparavant. Il ne donna plus que quelques cours et continua toutefois son travail de compositeur, mais surtout, il passe de plus en plus de temps à peindre.
Au mois de Janvier de l’année suivante, Charcaux ne va pas bien, il souffre beaucoup. Son médecin traitant décida qu’il était temps de consulter de bien meilleurs médecins et de l’envoyer en consultation auprès d’un professeur, dans un grand hôpital, à la porte de Paris. Son verdict est sans appel, il faut l’hospitaliser et chercher dans plusieurs directions non explorées jusqu’à présent. Ils ne trouvèrent rien de vraiment probant sauf que Charcaux leur semblait bien triste. Il en a assez d’être hospitalisé pour rien. Il souhaitait plus que tout mettre enfin un nom à son ennemi. Au lieu de cela, le fabuleux Professeur décida de lui mettre en place un traitement médicamenteux puissant, et de le transférer de son hôpital à une soit disant « maison de repos » du côté de Château Thierry, bien loin de chez lui. Une fois sur place, Charcaux est complètement perdu, il n’est plus vraiment là, il est tellement drogué par son traitement qu’il lui fallut deux jours pour comprendre qu’il était en fait dans un hôpital psychiatrique. Une immense colère s’installa en lui, et malgré le peu de lucidité qu’il lui restait, il l’employait à arrêter en cachette tous ses médicaments. Il fut malade comme un chien, mais ne laissa rien paraitre. Au bout de quinze jours, lors de la première visite de sa femme, il fit ses valises, alla au bureau des sorties, signa des papiers à n’en plus finir et rentra chez lui contre avis médical. Il se reposa quelques jours, puis il reprit le chemin de sa peinture, de son papier à musique. C’est à ce moment là qu’il composa son dernier album : « Le Grand Voyage ». Charcaux souhaitait exprimer toute la mélancolie qu’il avait en lui à travers ce disque. Une fois enregistré, cet album fut distribué par sa maison de disque habituelle. Il fut même primé à Londres en 2002, mais comme Charcaux n’était pas en état d’assumer quelques concerts de promotions, donc, à titre soit disant de dédommagement de "je ne sais quel préjudice", il ne touchera jamais un centime sur ce disque.
Ceci le contrariera beaucoup. Son médecin jugea toutefois bon de lui prescrire quelques médicaments antidépresseur, mais le mélange entre les nouveaux médicaments et ceux qu’il prenait déjà eut un effet terrible. Charcaux n’avait qu’une envie, le suicide. Il fit plusieurs tentatives dont une très sérieuse qui nécessita une hospitalisation. Il est passé à deux doigts de l’au-delà. L’on se rendit compte de l’erreur de prescription, et Charcaux, fut mis en « incapacité de travail » et rentra chez lui.
Il consacra dès lors tout son temps à peindre, mais il ne progressait plus. Il fallait qu’il prenne des cours où trouver un moyen d’apprendre. Il prit la décision d’intégrer un cours collectif. Cela dura deux ans, où deux après midi par semaine il alla peindre en groupe avec un professeur qui lui apprit les bases de la peinture ainsi que des notions de dessins. Il participera à quelques expositions locales et réussit même à vendre quelques toiles.
Son ennemi ne l’oubliait pas, son mal continuait de progresser. A chaque nouvelle attaque, Charcaux trouvait une parade. Par exemple, pour marcher hors de son domicile, c’était devenu difficile et douloureux, et bien il s’acheta une moto pour mieux se déplacer. Cela dura ainsi jusqu’au jour où Charcaux, lassé de se battre, tapa du poing sur le bureau de son médecin pour que celui-ci l’envoie dans un grand hôpital parisien, sans son dossier médical « pesant ». C’était une chose très délicate à faire, car, une fois dans le bureau du professeur parisien, le premier réflexe de celui-ci fut de ne pas les croire, sa femme et lui, sur le fait qu’il n’aient jamais fait d’examen. Il se mit en colère et leur dit clairement qu’il voulait bien m’hospitaliser pour chercher la cause du mal, mais que si ce mal n’existait pas, il l’enverrait tout simplement en hôpital psychiatrique. Etant dans le meilleur service de médecine interne de Paris, ils avaient les moyens de découvrir à peu près toutes les maladies connues où du moins, de voir si quelque chose n'allait pas. Charcaux accepta le marché. Il eut raison. Il n’allait pas leur falloir plus d’une journée pour découvrirent l’origine de son mal de façon catégorique. Charcaux est atteint d’une forme de la maladie de Charcot. C’est une maladie génétique héréditaire qui attaque le système nerveux et musculaire. Ca y est l’ennemi est débusqué, il a un nom, « Charcot », étrange homonyme.
En fait Charcaux n’est pas vraiment malade car une « maladie génétique » est en fait une malformation du système génétique, ce n’est donc aucun corps étranger qui est responsable de son mal, c’est lui qui quelque part « s’autodétruit ». Les médecins n’aiment pas cette expression, mais c’est pourtant ce que ressent Charcaux, il est en fait son propre ennemi, et en plus il est contagieux, car comme toute malformation génétique, elle a des chances d’être transmise à ses enfants, et Charcaux en a trois. Le résultat fut dur à accepter. Il lui aura fallu 6 années pour enfin mettre un nom à son ennemi.
La mauvaise nouvelle, il n’existe aucun traitement pour « guérir » cette maladie. C’est un peu comme quelqu’un qui naît sans bras ; il est impensable d’espérer qu’un médicament lui fasse repousser. Charcaux sortit donc de cet hôpital au bout d’une semaine et décida que dorénavant, il devrait tirer un trait sur sa vie passée et en commencer une nouvelle. Charcaux prit conscience qu’il vivait une seconde vie. Une vie sans piano ni musique, concert, cours et autre.
Il continua la peinture avec toutefois un objectif ; celui de revenir un jour où l’autre au tout premier plan, Charcaux n’est pas de ceux qui aime à vivre en retrait, il a un besoin inné de toujours vouloir être le meilleur dans ce qu’il fait. La peinture lui plait certes, mais il sait qu’il ne peut rien espérer dans ce milieu. Il n’aime pas beaucoup vendre ses tableaux, c’est à chaque fois une séparation douloureuse. Il décide donc de se lancer pleinement dans la bande dessinée. Depuis son jeune âge, il en a toujours beaucoup lu et surtout admiré le fait que l’on puisse raconter une histoire par le texte et le dessin. La première personne qui l’encouragea dans cette voie fut la neurologue qui le suivait à Paris, elle avait pu admirer ses croquis et caricatures lors de son hospitalisation.
Charcaux se mit au travail et bien vite il se rendit compte des difficultés. Ses premières planches sont minables. Ses notions de dessins sont bien trop faibles et ses scénariis aussi. Ce n’est pas grave, il est motivé alors il travaille et progresse mais surtout c’est une activité qui occupe pleinement son esprit et lui évite ainsi de penser à son ennemi, qui, lui pourtant ne l’oublie pas. Il arrive toutefois à boucler la maquette d’une histoire s’intitulant « Vrais papiers dans bons biscuits ». Cet album n'était pas éditable, il n’était pas au niveau nécessaire, mais il lui permit de rencontrer une « pointure », un auteur-dessinateur de Bande Dessinée qui a publié une bonne quinzaine d’albums à succès, et qui par amitié où par ce qu’il croit en son travail, lui corrigea entièrement son travail. Charcaux est ravi, il a une superbe base de travail, avec les règles à respecter, enfin tous les éléments pour créer un album de qualité éditable.
Charcaux était tellement plongé dans son monde qu’il en négligea son homonyme. Son médecin lui fit remarquer que sa fatigabilité à l’effort avait évolué, que sa marche avait diminué et surtout qu’il ne sortait plus, qu’il n’avait plus de vie sociale et qu’il fallait réagir. Il décida donc de l’envoyer près de Lorient, dans un centre de réadaptation fonctionnelle. Charcaux y rentrera pour un séjour de 4 semaines. Nous sommes en Janvier 2005.
Une fois au centre, Charcaux reçut un choc énorme, il était pour la première fois confronté au monde des handicapés. Lors de son premier repas au « restaurant », car dans ces centres tout le monde mange ensemble, Charcaux ne put avaler quoi que ce soit. Il était assis à coté d’un grand brûlé en cours de cicatrisation, dont la moitié du corps avait la chair à vif. Il n’était entouré que par des amputés, des gens en fauteuil roulant. Il ne se sentait pas du tout à sa place et pensait que ses douleurs et ses difficultés de marche ne nécessitait pas sa présence dans un tel endroit.
Dès le premier jour de soins, c'est-à-dire lors de sa seconde journée, il se rendit à pied dans la salle où l’on prodiguait les soins de kinésithérapie. Il arriva très fatigué, cette salle se trouvait au-delà de ses capacités de marche, il avait dû beaucoup forcer pour y arriver. Les kinés lui expliquèrent alors qu’ils ne pourraient rien lui faire, il n’était pas du tout en état de faire un effort supplémentaire. C’est à ce moment que sa nouvelle vie allait prendre tout son sens. Les kinés lui apportèrent un fauteuil roulant. Charcaux n’en voulait pas. Dès qu’il sortit de la salle de kiné, il abandonna l’affreux engin dans un coin du centre et rentra à sa vitesse dans sa chambre. Lors du dîner, les infirmières le virent arriver à pied. Elles ne lui dirent rien, parce que pour elles, Charcaux avait du laisser son fauteuil dans sa chambre. Il lui fallait peut être une période d’adaptation. Elles allèrent toutefois vérifier et bien sûr, pas de fauteuil roulant dans sa chambre. Personne ne lui fit de réflexion, sauf que le lendemain matin au moment d’aller aux soins, on vint le chercher et on le poussa jusqu’à la salle de kiné où il put faire sa séance sans problème. On lui ramena un nouveau fauteuil et pour la première fois Charcaux rentra dans sa chambre avec. Comme on lui avait demandé, il y resta assis dedans jusqu’au soir. Il joua le jeu sans rien dire, mais quand il se mit au lit, il eut l’agréable surprise d’avoir beaucoup moins de douleurs au niveau de ses jambes. Il passa pour la première fois depuis longtemps une bonne nuit. Ca y était, Charcaux était convaincu de l’utilité d’être en fauteuil.
A la fin de son séjour, il se prépara à son retour avec le fauteuil, lui, le motard qui, il y a un mois, était encore debout. Il eut alors une crainte quant à la réaction des gens vis-à-vis de lui. Après en avoir discuté avec d’autres malades, il accepta plus où moins la situation puisque le fauteuil était pour lui quelque chose de nécessaire pour se déplacer facilement et sans douleurs. Son retour dans sa ville se fit donc sans problème, son entourage et ses amis l’acceptaient car tous sentaient que Charcaux était mieux et on le revoyait à nouveau en ville.
Charcaux dut arrêter d’aller à l’atelier, inaccessible pour lui, tout comme beaucoup d’endroits d’ailleurs. Il ne se servait pas encore de son fauteuil chez lui, donc pour lui rien n’avait vraiment changé dans son quotidien. Il reprit son activité de dessin pour continuer d’apprendre à réaliser une bande dessinée. Il apprenait vite. Par Internet, il fit la connaissance d’un autre dessinateur, spécialisé dans le dessin caricatural, façon Franquin (le papa de Gaston Lagaffe, Spirou, etc…). Tous deux sympathisèrent rapidement, mais son nouvel ami ne comprenait pas pourquoi beaucoup de monde s’intéressait à son travail. C’est, petit à petit, qu’il fut convaincu de ses capacités.
Quelque chose manquait toutefois à Charcaux pour que son bonheur fut complet ; la musique. Il était évident qu’il ne pouvait plus jouer de piano, mais un jour en lisant un magazine de Jazz, il tomba sur un article concernant la vie de Django Reinhardt. Il découvrit avec stupéfaction que Django était lui aussi handicapé. Il  jouait de la guitare avec 2 doigts à la main gauche. Il décida donc d’essayer de reprendre sa guitare, et cela se passa merveilleusement bien. Charcaux rejouait de la musique, certes pas du tout comme dans sa première vie, mais comme un bon « amateur », celui qui « aime ».
Sa nouvelle vie se partage donc maintenant entre le dessin de bande dessinée et la guitare. Charcaux continue, bien malgré lui, son auto destruction et s’enfonce un peu plus chaque jour dans le monde du handicap, avec un bon moral. Ceci semble être une attitude paradoxale, surtout pour ceux qui avaient pensé Charcaux dépressif. Pourtant Charcaux vit dans un monde d’exclus, un monde parallèle dont on ne soupçonne pas l’existence, un monde où rien n’est dû et que si l’on souhaite obtenir quelque chose, il faut constamment se battre. Le handicap, ce n’est pas que la perte de son indépendance physique, c’est aussi la perte de beaucoup d’amis, de son indépendance financière. Charcaux est maintenant pleinement dépendant de son épouse et de sa famille.
Son acharnement au niveau du travail du dessin donne enfin des résultats, il est, d’après des connaisseurs, prêt à travailler sur son propre album. Pour cela, il faut une histoire à raconter, et ce sont ses amis dessinateurs qui lui donnèrent l’idée de raconter sa vie. Il commença à rédiger le synopsis de sa première vie, mais bien vite on lui conseilla d’en faire un roman. Charcaux n’est pas d’accord, tant de travail pour apprendre à dessiner pour en fin de compte écrire un Roman. Il décida donc de créer un Blog afin de sonder les lecteurs. Les visites furent très nombreuses et à une très forte majorité, c’est le Roman qui fut choisi.
Charcaux écrit, mais continue à dessiner bien que ses mains lui font de plus en plus mal, et joue toujours de la guitare. Il est même question d’enregistrer un Cd en duo, mais ça, c’est une autre histoire.

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Published by Charcaux